
Laurent laissa échapper un ricanement sonore, tentant un rire moqueur qui sonna creux dans la vaste salle de banquet.
Laurent : Tu regardes trop de séries juridiques, Claire. Tu es en train de perdre la raison.
Claire : Vraiment ? Parlons du compte bancaire offshore dans les îles Caïmans enregistré au nom de ta société privée.
Laurent se figea, son visage arrogant devenant de marbre en une fraction de seconde.
Laurent : Je ne vois absolument pas de quoi tu parles.
Claire : Tu pensais que Thomas n'avait pas gardé des copies de sauvegarde des comptes de l'entreprise avant de mourir, n'est-ce pas ?
Laurent : Thomas a été malade pendant deux ans ! Il ne savait plus ce qu'il faisait !
Claire : Thomas était plus intelligent que tu ne le seras jamais, Laurent. Il savait que tu siphonnais le patrimoine familial.
Sophie : Maman... j'ai si mal à la joue...
Claire s'empressa de se remettre à genoux, sortant un mouchoir en soie douce de sa pochette pour l'appliquer délicatement sur la joue rouge et enflée de Sophie.
Claire : Je sais, mon ange. On va mettre de la glace tout de suite. Serre fort ma main.
Laurent : Prends ta petite voleuse et sortez de cette salle de banquet avant que j'appelle la police municipale moi-même !
Claire : Vas-y, Laurent. Appelle-les. J'attends que tu appelles la police depuis ce matin.
Laurent : Tu crois que je bluffe ?!
Claire : Je sais que tu ne vas pas les appeler, parce qu'au moment même où la police arrivera, elle demandera à voir les images des caméras de sécurité du plafond du hall.
Laurent leva les yeux vers les hauts coins blancs de la salle de banquet, où de sombres dômes en verre étaient fixés près des lustres en cristal.
Laurent : Ces caméras sont hors service pour la préparation du mariage !
Claire : Le système de sécurité du bâtiment a été mis à jour la semaine dernière, Laurent. Les détecteurs de mouvement sont actifs 24 heures sur 24.
Laurent : Tu mens. Le chef de la sécurité m'a dit que le système était coupé jusqu'à 14 heures !
Claire : Le chef de la sécurité travaille pour le patrimoine, Laurent. Pas pour toi.
Sophie : Maman, la dame en robe bleue s'approche.
Une femme vêtue d'un blazer sombre et élégant traversa rapidement le sol en marbre, une tablette tactile à la main.
Sarah : Madame Vance, j'ai l'enregistrement prêt sur le serveur sécurisé.
Claire : Merci, Sarah. Lance la séquence de 10h15 près du vestiaire exécutif.
Laurent : Sarah ! Vous travaillez pour Vance Global Corporation ! Éloignez-vous immédiatement de cette femme !
Sarah : Mon contrat est avec le conseil du trust, M. Vance. Et Mme Vance en est la tutrice principale.