
Laurent tomba un genou à terre sur le sol en marbre, ses mains tremblantes contre son estomac tandis qu'il fusillait Claire du regard.
Laurent : Qu'est-ce que... qu'est-ce que tu m'as fait, folle à lier ?!
Claire : Je n'ai rien fait, Laurent. C'est ta propre peur qui te rend malade.
Laurent : Tu m'as frappé ! Tu as demandé à quelqu'un de me frapper !
Claire : Personne ne t'a touché. Tu perds la tête parce que tu sais que ton petit jeu est terminé.
Sophie s'accrochait au pan de la robe en soie verte de sa mère, pleurant toujours doucement en regardant son oncle à terre.
Sophie : Maman, il a dit qu'il allait appeler la police et m'envoyer en prison.
Claire : Personne ne t'enverra en prison, ma chérie. L'oncle Laurent fait juste une crise de colère parce que c'est un lâche.
Laurent : Un lâche ?! Ma montre vaut cinquante mille dollars ! C'était un cadeau de mon père !
Claire : Ton père a donné cette montre à mon mari, Thomas ! Pas à toi !
Laurent : Thomas est mort ! Et en tant que PDG du patrimoine familial, tout ce qu'il possédait appartient au trust !
Claire : Thomas a légué ses biens personnels à sa fille, Sophie. Tu n'as aucun droit légal sur quoi que ce soit dans ce bâtiment.
Laurent : C'est moi qui dirige l'entreprise maintenant, Claire ! Toi et ta gamine ne vivez que grâce à ma générosité !
Claire : Ta générosité ? Tu as retiré six cent mille dollars du fonds d'héritage de Sophie le mois dernier !
Les yeux de Laurent s'écarquillèrent légèrement, bien qu'il tentât rapidement de reprendre son calme en se redressant et en ajustant son costume à rayures.
Laurent : C'était un prêt d'entreprise pour l'expansion du nouvel hôtel ! Cela a été approuvé par le conseil d'administration !
Claire : Le conseil se compose de tes deux acolytes et d'un avocat à la retraite que tu payes chaque mois !
Laurent : Surveille ton langage, Claire ! Tu n'es qu'une invitée dans cette entreprise familiale !
Claire : Je suis la tutrice légale de l'actionnaire majoritaire. Ce qui fait de moi ta patronne, Laurent.
Laurent : Une actionnaire majoritaire qui a huit ans et qui vole des bijoux à sa famille !
Sophie : Je ne l'ai pas volée ! Je rangeais les boîtes de serviettes comme le traiteur me l'avait demandé !
Claire : Je sais, mon cœur. Ne te justifie pas auprès de lui.
Laurent : Alors pourquoi le voiturier l'a-t-elle vue près de mon portant à manteaux il y a dix minutes ?!
Claire : Parce que tu lui as demandé de t'apporter tes lunettes de lecture, Laurent ! Tu lui as tendu un piège !
Laurent : C'est une accusation ridicule ! Pourquoi piègerais-je une petite fille ?!
Claire : Parce que le conseil se réunit à midi aujourd'hui pour examiner l'audit du fonds de fiducie. Et si Sophie est impliquée dans un vol criminel, tu peux demander à la justice de la déchoir de ses droits de succession !